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Lot 118 - Serge POLIAKOFF - « SKARAGOFF », 1950

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Serge POLIAKOFF
« SKARAGOFF », 1950

Huile sur toile signée en bas à gauche
89 x 116 cm

Provenance :
- Galerie Denise René, Paris
- Collection René de Montaigu, Paris
- Collection particulière, Paris

Expositions :
- « Klar Form », Charlottenburg, Kobenhavn, 1951, n°132 du catalogue de l'exposition
- « Klar Form », Konsthallen, Helsinki, 1952, n°132 du catalogue de l'exposition
- « Klar Form », Liljevachs, Stockolm, 1952, n°132 du catalogue de l'exposition
- « Klar Form », Kunsterness Hus, Oslo, 1952, n°132 du catalogue de l'exposition
- « Klar Form », Gottenborg, Juin 1952
- « Klar Form », Aarhus, juillet 1952
- « Klar Form », Musée d'art Wallon, Liège, 1952, n°119 du catalogue de l'exposition
- « Kandinsky, Deyrolle, Istrati, Leppien, Mortensen, Poliakoff », Saarbrucken, 1954, n°32 du catalogue de l'exposition
- « Jacobsen-Poliakoff », Kunsthalle, Bâle, 1958
- « Serge Poliakoff », Kunsthalle, Bern 1960, n°29 du catalogue de l'exposition

Bibliographie :
- « Poliakoff », Gérard Durozoi, l'autre Musée, Paris, 1984, reproduit page 35
- « Bella Ciao », Marie Muller, éditions Flammarion, Paris, 1989, reproduit en couverture
- « Serge Poliakoff », Françoise Brutsch, éditions Ides et Calendes, 1993, reproduit page 71
- « Serge Poliakoff », Gérard Durozoi, éditions Expressions contemporaines, Angers, 2001, reproduit page 153
- « Serge Poliakoff » catalogue raisonné, volume I, Alexis Poliakoff, éditions Acatos, reproduit sous le n°50-46 page 352
- « Serge Poliakoff », Gérard Durozoi, éditions Acatos, 2005, reproduit sous le n°52 page 58

Remarque :
Cette oeuvre a été baptisée par Richard Mortensen « Skagaroff » (un sarcophage égyptien, selon le langage de Serge Poliakoff).

Depuis son entrée en peinture, Serge Poliakoff a été hanté par le problème de la couleur. Ne s'inspirant pas de la nature, ni de la géométrie des formes, la couleur est le seul élément plastique, esthétique, émotionnel et mystique de sa peinture.
Elle doit parler, chanter, exprimer et pour cela elle doit s'élever au-dessus des chromatismes classiques. Les couleurs industrielles incapables de jouer ce rôle il lui faudra les personnaliser.
À partir de 1949, Poliakoff choisit donc de travailler comme les peintres d'autrefois, broyant lui-même ses couleurs, diluant les poudres, solarisant les huiles, épaississant les pâtes, montant les grains en une alchimie subtile permettant des superpositions de tons destinés à nourrir de l'intérieur la couche picturale extérieure.
Cette action en sous-oeuvre des couleurs redoublées en surface par un jeu d'accords chromatiques tantôt contrasté, tantôt distendus au gré d'un coloris particulier, donne aux tableaux de cette époque, une puissance qui les démarque au sein d'une génération pourtant riche en coloristes.
Ainsi travaillées, les oeuvres de Serge Poliakoff, peuvent paraître aux yeux de celui qui les regarde sans y être préparé, bizarres ou du moins énigmatiques. N'étant plus lié aux dictats de la gamme chromatique traditionnelle, Poliakoff utilise, comme dans cette oeuvre « Skaragoff », la métrique des intervals colorés qu'il distingue les uns des autres, à l'image de la gamme des sons, par des quarts de tons ou parfois même par des écarts encore plus réduits. Ce sont ces micro-intervals entre les valeurs qui provoquent chez le spectateur cette impression à laquelle dans les années 1950 il n'était pas habitué.
« Skaragoff » est une oeuvre axée essentiellement sur la vibration ; vibration de la couleur, de la lumière, des lignes de démarcations entre les plans, afi n d'obtenir une atmosphère de lyrisme d'ou s'élève l'harmonie vivante de la matière.
Dégagé des liens étroits qui brident l'inspiration, Poliakoff peut s'aventurer vers les cimes des expériences subjectives où résonances et passions sont en accord avec les intuitions de l'âme.
Tableau venu à maturité par nécessité, à l'instant où l'esprit créateur pénètre l'âme des choses. Moment béni où l'œuvre dépasse les hasards, les vouloirs, pour acquérir une valeur qui vit spirituellement sa forme dans l'espace à l'image d'un rayon lumineux qui féconde et pourtant déroute.
OEuvre transcendante qui inscrit dans la matière statique la musique des sons libres.

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes