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Lot 144 - Gérard FROMANGER « MIDI ET DEMI », 1971 (SERIE BOULEVARD DES ITALIENS) Huile[...]

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Gérard FROMANGER
« MIDI ET DEMI », 1971
(SERIE BOULEVARD DES ITALIENS)
Huile sur toile signée et datée au dos
100 × 100 cm

Provenance :
Collection de Madame et Monsieur B



Expositions :
- « Fromanger-Boulevard des Italiens », ARC, Musée National d’art moderne de la ville de Paris, Paris, 1971
- « Rétrospective Fromanger 1962-1985 », Konsthall, Lund, Suéde, 1985, cité dans le catalogue de l’exposition sous le n°14 page 28
- « Figuration critique », Lyon, 1992
- « Rétrospective Gérard Fromanger – 1962-2005 », Musée des Beaux-Arts, Dole, 2005
- « Rétrospective Gérard Fromanger – 1962-2005 », Villa Tamaris, La Seyne sur Mer, 2005
- « Rétrospective Gérard Fromanger – 1962-2005 », Musée National d’Art contemporain, Seoul, Corée, 2006
- « Fromanger », Musée National du Grand-Duché du Luxembourg, Luxembourg, 2006
- « Fromanger », Museo Nacional de Bellas artes, La Havane, Cuba, 2006
- « Fromanger », Musée Municipal d’Evreux, Evreux, 2006
- « Figuration Narrative 1960-1972 », Galeries Nationales du Grand Palais, Paris, 2008
- « L’imagination au pouvoir », Musée d’art moderne de Rio Janeiro, Brésil, 2009
- « Rétrospective Fromanger », Musée de Brasilia, Brésil, 2009
- « Fromanger », Institut Valencia d’arte moderno, Valence, 2009
- « Rétrospective Fromanger », Fondation Edouard Leclerc, Landerneau, 2012

Bibliographie :
- « Fromanger-Boulevard des Italiens », Jacques Prévert et Alain Jouffroy, collection Bibliopus, éditions Georges Fall, 1971, reproduit et décrit
- « Figurations critiques, 11 artistes, 1965-1975 », éditions Elac, Lyon, 1992, reproduit page 74
- « Gérard Fromanger », Serge July, éditions Cercle d’Art, Paris, 2002, reproduit sous le n°51
- « Gérard Fromanger », M. Mathieu, éditions Ides et Calendes, 2004, reproduit page 26 et cité page 29
- « Rétrospective Fromanger », éditions Somogy, 2005, reproduit page 48 sous le n°68
- « Figuration narrative, Paris 1960-1972 », éditions du centre Pompidou, Paris, 2008, reproduit page 274
- « L’imagination au Pouvoir », éditions Musée d’art contemporain de Rio de Janeiro, 2010, reproduit pages 4 et 31
- « Gérard Fromanger, périodisation 1960-2012 », éditions Textuel, 2012, reproduit page 55
- Edition d’une carte postale en 2012

«Midi et Demi. Traversons la rue, il n’y a pas de voiture, tout le monde mange, et les gens sont un peu moins pressés. Traverser la rue, à cette heure, c’est traverser une rivière à gué, un jour on fera ça les pieds nus, quand les rues seront chauffées par un soleil artificiel, au-dessus des toits. Mains dans les poches, on ira comme ça à des rendez-vous chez des amis, on flânera un peu, les gens travailleront moins, ce ne sera plus la peine, on ne pensera plus à chaque instant aux sous qu’on a, ou qu’on n’a pas.
On se promènera de nouveau dans Paris, comme les poètes, on aura le temps de lire les inscriptions, toutes les inscriptions, on se parlera dans la rue, on aura plus peur de personne, on découvrira tous les amis qu’on aurait pu se faire, et qu’on n’avait pas le temps de se trouver avant.
On ne sera plus jamais seul.
On ne sera plus jamais seul, ou bien si on y tient absolument, il y aura des endroits pour cela : la solitude et la rêverie solitaire, volontaires. Mais comment faire pour arriver à ce monde, par quels moyens A qui se fier Comment surmonter tous ces obstacles, partout dressés, renforcés, épaissis par les années, les ministères, les préfectures, les commissariats, les prisons Qui aura un jour le pouvoir de réaliser son rêve dans la rue, et de le partager avec tous, sans honte, et avec la complicité générale Les maisons sont là, fantomatiquement présentes, absentes. Tout bascule dans ce vertige, où soudain l’on pense pour soi à tout ce qu’on pourrait faire, et que l’on ne fait pas Cette jolie femme qui traverse les clous, pourquoi ne pas l’aborder Mais elle croirait quoi Que je veux la violer, l’étrangler, la passer dans un réseau international de maquereautage Qu’est-ce que je pourrais lui dire, pour l’en dissuader Qu’elle a des yeux comme des bleuets dans les blés Tiens je pourrais lui dire ça : qu’il faudrait planter du blé sur le boulevard, y faire resurgir la terre, comme la plage sous les pavés. Peut-être n’aurait-elle pas peur de moi.
C’est une idée » Alain Jouffroy, « Fromanger-Boulevard des Italiens », Paris, 1971

Historique :
De l’Opéra à Richelieu-Drouot par le boulevard des Italiens entre 12 heures 30 et 13 heures le vendredi 5 février 1971, Fromanger et le photographe de presse Elie Kagan ont réalisé un reportage photographique.
C’est à partir des photos prises ce jour-là que Fromanger a peint cette série de tableaux qui constitue le « Boulevard des Italiens »
« Dans cette série, il y a d’abord une critique de l’esthétique fatiguée de l’abstraction froide, chacune des peintures étant pratiquement monochrome, la couleur étant prédéterminée selon une gamme : il y a ensuite une critique sociale et politique beaucoup plus évidente, les personnages et les éléments accidentels étant oblitérés par leur silhouette de couleur uniformément rouge.
Ce système d’oblitération et de dépersonnalisation par la couleur dont Fromanger joue avec maitrise lui permet de dresser une sorte de bilan, ni tendre, ni amer, de la vie d’aujourdhui… » Francois Pluchart, Combat 1971

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes